Le terme post-édition ou post-révision désigne la vérification linguistique de textes produits par un moteur de traduction automatique (TA).
En fonction de l’objectif du projet de traduction, le post-réviseur peut intervenir plus ou moins profondément sur le texte pour obtenir le niveau de qualité souhaité par le client et préalablement établi avec lui, défini comme «traduction et révision humaine de haute qualité», ou bien « qualité publiable », niveau pour lequel une post-édition complète (full post-editing) est recommandée, ou, à un niveau inférieur, qualité « suffisamment bonne » ou « adaptée au but », cas dans lequel une post-révision plus légère (light post-editing) est indiquée.
« Suffisamment bon » fait référence au niveau de qualité qui définit le texte final comme compréhensible (le contenu principal du texte est compréhensible) et fidèle (le texte final transmet le même sens que le texte original), même s’il n’est pas convaincant sur le plan stylistique.
La « traduction et la révision humaine de haute qualité » ou « qualité publiable » fait référence au niveau de qualité qui définit le texte comme compréhensible (l’utilisateur final comprend parfaitement le contenu du texte), fidèle (le texte final transmet le même sens que le texte original), stylistiquement approprié, même si le style peut ne pas être à la hauteur du texte produit par un traducteur humain de langue maternelle.
L’un des secteurs dans lesquels la post-révision est le plus largement utilisée est celui de la traduction technoscientifique : les textes visant à transmettre des messages sectoriels avec un contenu hautement technique, dans lesquels la prédominance de termes ayant un sens univoque minimise la possibilité de méprise ou de traduction non contextuelle, nécessitent en fait moins de créativité stylistique et sont donc le terrain d’élection de la TA et, par conséquent, de la post-révision.